Fini, terminé, acabo l’Empire du Parfait. Nous ne sommes ni des fantasmes de papier glacé, ni ces amazones du quotidien décrites par la presse féminine.
Nous sommes imparfaites, parfois abimées, bariolées, dépareillées – et cela nous va bien.
En 2011 on sort de chez soi avec du vernis écaillé, strié, craquelé, sans aucune honte. On varie les couleurs sur chaque ongle.
On déborde et on s’amuse.
On range le rose nacré pour sortir le vert, le gris et le jaune meringue. Est-ce que c’est joli ? On ne sait plus. Parfois oui – c’est souvent raté (mais assumé). On se lâche enfin, c’est tout.

