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MES PIEDS BIEN AU CHAUD CET HIVER


Karlie Kloss by Alexi Lubomirski (VOGUE Germany December 11)

L’hiver arrive, et bien que l’on rêverait de tout arrêter pour s’enfuir dans une station thermale nichée au creux des Alpes ou plus loin encore, direction les bains de Bali, force est de rester sur place et de bien se parer pour affronter les températures bassement agressives.

Pour bien conserver une peau hydratée et résister au froid mordant, Manucurist vous propose deux soins innovants pour les mains à base de cire naturelle tiède. Une alternative à la paraffine plus naturelle, plus hygiénique et au fort pouvoir hydratant et relaxant. Après le protocole pointu de la Manucure Expert, la technicienne enveloppe les mains dans les gants auto chauffants à usage unique contenant la cire naturelle. Un délice. Après seulement une dizaine de minute, la peau est hydratée en profondeur. Les ongles sont nourris et revitalisés.
Ce même soin est décliné en beauté des pieds pour retrouver les pieds légers et intensément hydratés. Chaque soin comporte un massage de 10mn mis au point en collaboration avec un kinésithérapeute.

On poursuite les séances de soin chez soi en se munissant d’une crème pour les mains suffisamment robuste pour nous aider à traverser tout l’hiver (Crème Hydratante Avancée Nail Tek, Smoothie Essie aux actifs hydratants vitaminés…) ainsi que d’un flacon magique d’huile à cuticules pour une hydratation non stop tout au long de la journée avec massages des mains. Les puristes de l’hydratation et du soin repartiront avec des gants brésiliens Balbcare Manucure pour préserver leurs jolies mains douces comme soie.

Les gants manucure auto chauffants, l’accessoire parfait d’une séance « Home Sweet Home » avec thé, bougies parfumés, plaid et gros bouquin. Le bonheur.

BEAUTÉ, MORALE ET VOLUPTÉ


Sir Edward Burne-Jornes

Manifesto Dandy

L’Aesthetic Movement (Angleterre, XIXème siècle) – dont a fait partie le dandy Oscar Wilde – était un mouvement artistique et culturel en quête de la Beauté « sous sa forme pure ». S’affranchir du message, de la portée, nier les strates de sens.

Ce petit club de dandies et d’esthètes cherchait à offrir, en peinture, design, mode et poésie de « purs délices sensuels » dénués de « narration ». Ils sont amoraux au premier sens du terme : étrangers aux concepts de Bien et de Mal, ne proposant que des expériences sensuelles et premières de plaisir visuel. Une louable entreprise qui, de fait, semble de nos jours extrêmement codifiée, marquée au fer par des références culturelles et les symptômes d’une classe sociale haute asphyxiée, à l’exact opposé de sa déclaration de foi. De cette volonté d’affranchissement par la Beauté, on conserve aujourd’hui une certaine conception bourgeoise du « beau » style de vie.

Beauté féminine


De fait, les représentations de l’idéal féminin se détachent peu de leur héritage historique en puisant largement dans l’esthétique Raphaëlite réécrite avec toutefois plus d’ardeur et de flamboyance que le maître en son temps. On puise allègrement dans le symbolisme naturel et dans la métaphore florale pour dépeindre la femme.
Cheveux dénoués, robes vaporeuses aux plissés grecs, petites moues altières et sexualité affleurante : l’Aesthetic Movement tâtonne à la recherche de ce que sera bien après lui la libération de la femme des carcans sociaux.

Art de vivre



C’est en design que l’Aesthetic Movement se montre le plus précurseur. L’épuration des objets, la recherche de nouveautés dans les lignes et le refus de céder au pur fonctionnel lancent les premières pistes du design industriel.
Progressivement, les codes de la beauté se déplacent à leur tour… Lorsqu’on assiste à l’avènement, un siècle après, d’une beauté féminine « industrialisée », toute entière associée aux produits de consommation, ainsi qu’à un design démocratisé on retrouve le spectre du mouvement Aesthetic dissolu trop vite dans des scandales de moeurs.

Résurgences

La jeune fille en fleur

Visions d’Ophélie

Raffinement de l’objet utilitaire, vers une Beauté industrialisée

Lalique Le Lys
L’Aesthetic Movement a préempté ce que serait le design de masse en extrayant de la beauté du moindre objet. Ainsi, des produits purement fonctionnels trouvent une nouvelle valeur. Les produits de consommation, surtout en cosmétique, soignent présentation et packaging produits comme s’il s’agissait d’oeuvres d’art. Qu’importe le flacon… n’a jamais été aussi faux : contenu et contenant sont d’égale importance. Dans le secteur de la Beauté et de la cosmétique, on serait parfois tenté de se demander si la beauté du flacon ne sert pas à faire oublier que le simple produit ne suffirait pas à provoquer la moindre ivresse…
Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde Musée d’Orsay